DATE
Du mercredi 23 septembre
au dimanche 11 octobre
Ouverture de 12h à 20h du mercredi au dimanche.
Visite guidée les midis et les soirs à 18h.
Fermé les lundis et mardis.
ACCESSIBILITÉ
Métro ligne a : République
Bus C4 : Arrêt Pont de Bretagne
Vélo Star : Place de Bretagne
La nuit transforme l’architecture. L’architecture façonne la nuit.
De cette réciprocité, l’exposition fait sa matière. Photographie, peinture, bande dessinée, installation, maquette : une sélection d’œuvres envisage la nuit comme un vaste territoire à arpenter.
S’y côtoient les espaces de la fête et leurs logiques propres ; ceux du sommeil et du foyer, où l’architecture raconte nos modes de vie en se donnant à lire de l’intérieur. Une façon de retourner le regard habituellement porté sur elle. Les lieux de travail, aussi. Et ceux où l’obscurité dépose quelque chose d’indéfinissable, à la lisière des espaces liminaux et de l’onirisme.
L’exposition réunit notamment les œuvres de Dani Collaterale, Sarah Anaïs Desbenoit, Nacho Gómez Sales, Marie Hamel, Lucas Harari, Julie Hascoët, Laurent Kronental, Stéphanie Lacombe, Noritaka Minami, Satijn Panyigay, le studio Piovenefabi, François Prost, Agathe Vincent et Albrecht Voss.
Albrecht Voss est un photographe d’architecture allemand spécialisé dans l’architecture contemporaine et les infrastructures situées dans des environnements isolés et difficiles d’accès. Alliant photographie, prises de vues par drone et projets documentaires au long cours, il élabore des récits visuels pour des architectes, des institutions publiques et des entreprises internationales. Son travail a été récompensé par de nombreux prix internationaux, notamment l’Architecture MasterPrize et le Hasselblad Masters.
Site internet : https://www.albrechtvoss.com
Daniele Pasin (Danicollaterale) est architecte, auteur et illustrateur.
Il a étudié Architecture entre Venise et Lisbonne, et Design d’événement à Montréal. En 2021, il obtient le Master en écriture de scénario pour BD à l’Ecole Internationale de la Bande Dessinée de Padoue. En tant qu’architecte et artiste 3d, il a travaillé pendant plusieurs années dans des agences d’architecture internationales telles que les Ateliers Jean Nouvel (Paris) et Snøhetta (Oslo).
En 2019, il publie son premier album illustré “Entre les lignes” aux Éditions Sarbacane.
Depuis, il s’occupe également de vidéos d’animation, bande dessinée et illustration (ses oeuvres ont été publiées entre autres par “Los Angeles Times”, “Corriere della sera”, “L’Express”, “Le Revue dessinée”).
Il a publié trois romans graphiques aux Éditions Delcourt : “Je suis charrette” (2024), “Flatland” (2025), “Le plus beau metier du monde” (2026).
Photographe de portrait, Marie Hamel met en lumière la rencontre avec l’Autre, son identité et son univers. Cette exploration s’étend aux paysages, matières et natures- mortes, reliés par une approche picturale. Habitée par l’univers du cinéma, tout autant que celui de la peinture et de la sculpture dans l’histoire de l’art, elle révèle, entre mise en scène et intériorité, un temps suspendu. Diplômée de Gobelins, L’École de l’Image à Paris, après des études de cinéma à l’Université Panthéon-Sorbonne, Marie Hamel vit et travaille à Paris.
Son travail a notamment été exposé lors de la semaine d’ouverture des Rencontres Internationales de la Photographie à Arles en 2010 (L’Air du Temps) ainsi que dans différentes expositions collectives, dans la presse, à la télévision.
Site internet : www.mariehamel.com
Noritaka Minami est un artiste basé à Chicago qui utilise des techniques fondées sur l’image photographique pour examiner de manière critique l’environnement bâti. Dans ses projets, Minami explore le potentiel de l’appareil photographique, non seulement pour documenter l’apparence physique des lieux, mais aussi pour aborder les histoires sous-jacentes qui ne sont pas nécessairement apparentes au premier abord. Il considère qu’il est crucial d’étudier les héritages souvent négligés de ces sites pour comprendre leur importance dans la société contemporaine.
Les œuvres de Minami figurent dans les collections d’institutions telles que le Museum of Modern Art, le San Francisco Museum of Modern Art et la Harvard Graduate School of Design.
Site internet : www.noritakaminami.com
Nacho Gómez Sales, né en 1980 à Castellón de la Plana, en Espagne, Ignacio « Nacho » s’installe définitivement à Paris en 2009, où il vit et travaille depuis.
Depuis 2002, il présente son travail lors d’expositions collectives et individuelles en Espagne et en France. Récemment, sa pratique s’est également illustrée à travers plusieurs expositions individuelles à Paris. Son travail artistique est principalement axé sur le paysage urbain, une thématique qui a évolué du plan général au fragment, et d’une approche topographique vers une image plus poétique, toujours centrée sur la ville. Il développe cette recherche au fil de nombreux voyages, notamment à travers un projet à long terme sur Séoul, et a conçu en 2018 un livre auto-édité intitulé London.
Par ailleurs, il concilie sa pratique de la photographie avec son parcours professionnel dans les institutions muséales : après avoir travaillé pendant 15 ans à la Librairie du Centre Pompidou, il collabore depuis 2025 avec le Musée d’Orsay.
Site internet : nachogomezsales.com
Stéphanie Lacombe (née en 1976 à Figeac) est diplômée de l’École nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris. Auteure-photographe, elle est régulièrement invitée en résidence de création par des centres d’art et institutions. À travers ses photographies et ses textes, elle explore sur leurs territoires, le quotidien des classes populaires en s’attachant aux différentes facettes de la vie domestique : le repas (La Table de l’Ordinaire), les courses au supermarché (Hyper Life), ou encore l’entraide en milieu rural (Somme Toute). Son travail est exposé en France et à l’étranger.
Paris 2024 lui confie la création de deux affiches artistiques pour les Jeux Olympiques et Paralympiques. Elle est lauréate de la Grande Commande de la BnF en 2021, du Prix L’Obs en 2020, du Prix Niépce en 2009, de la Fondation Lagardère en 2006, et a reçu le Prix spécial du jury Agfa en 2001, remis par Sebastião Salgado.
Elle partage son expérience de femme photographe à travers des ateliers pratiques et pédagogiques dédiés à la photographie pour la Fondation Cartier, les Ateliers du Carrousel du MAD, la Maison Robert Doisneau, le Jeu de Paume et les Rencontres d’Arles.
Site internet : www.stephanielacombe.com
Francois Prost est un photographe basé a Paris, né à Lyon en 1980. Il est reconnu pour son travail de séries photographiques en forme d’inventaire, parcourant tantôt la France pour documenter les façades de discothèques, tantôt l’Amérique pour ses façades de clubs de striptease, la Chine pour ses répliques troublantes avec les villes patrimoniales européennes ou le Japon pour ses Love Hotel. Son travail a été publié dans la presse internationale, exposé dans le monde (Galerie du jour Agnès B, Villa Noailles, Rencontres d’Arles, Paris Photo, Galerie du jour Tokyo, Arts souterrain Montreal) et a fait l’objet de 6 livres monographiques (After Party, Paris China, Gentlemen’s Club, Club Ivoire, Love Hotel et Camping Flash).
Site internet : www.francoisprost.com/photography
Satijn Panyigay (1988) est une artiste néerlandaise d’origine hongroise vivant aux Pays-Bas. Son travail photographique vise à ralentir le rythme de la vie. Fascinée par la psyché humaine et l’agitation de l’esprit, Panyigay capture des espaces temporairement abandonnés à leur fonction première — musées vides et leurs réserves, maisons neuves en construction, bâtiments en rénovation, bureaux et zones industrielles hors des heures d’ouverture — dans des moments de quiétude. Ces scènes, dépourvues de présence humaine, ressemblent souvent à des peintures ou des maquettes, grâce à son approche analogique et à sa palette de couleurs soigneusement choisie. Un regard plus attentif révèle de subtiles traces de présence humaine.
Les abstractions architecturales de Panyigay, dépourvues de récits humains directs, sont étonnamment humaines — elles interpellent les sentiments de l’observateur.
Son travail a été présenté dans des expositions, notamment à… Dépôt Boijmans Van Beuningen, Centre D’art Contemporain de Meymac, Musée Rembrandthuis, Escher au Palais, Fotomuseum Den Haag, Museum Tot Zover, Villa Mondriaan et foires d’art telles que Paris Photo, Art Rotterdam, Unseen Photo Fair, PAN Amsterdam. Son travail est entre autres. fait partie des collections du Musée Boijmans Van Beuningen, Musée Tot Zover, Musée Van Bommel Van Dam, Musée W., Banque DZ, De Nederlandsche Bank, TU Delft,
Schiphol, KPMG et collections privées. Le livre d’artiste de Panyigay, VOID, est publié par Hartmann Books en 2023.
Site internet : www.satijnpanyigay.com
Lucas Harari est né à Paris en 1990, où il vit toujours. Après un passage éclair en architecture, il entreprend des études à l’École des Arts Décoratifs de Paris dans la section image imprimée, dont il sort diplômé en 2015. Sensibilisé aux techniques traditionnelles de l’imprimé, il commence par publier quelques petits fanzines avant de travailler comme auteur de bande dessinée et illustrateur pour l’édition et la presse. L’Aimant est sa première bande dessinée publiée en 2017. Elle sera suivie en 2020 par La Dernière rose de l’été. Le cas David Zimmerman est son troisième roman graphique, publié lui aussi aux éditions Sarbacane.
Site internet : https://www.laurentkronental.com/
Julie Hascoët développe ses projets en lien avec les territoires qu’elle arpente. De la Bretagne au Mexique, et sur les routes d’Europe, souvent dans son travail reviennent les mêmes figures: des lumières incertaines, des paysages aux ciels chargés, des rochers humides, des parpaings et du béton, des choses laissées là, des murs en construction ou abandonnés, des corps couchés et des regards au loin. Il y a dans ses images, qui évoquent les ruines du monde contemporain, une tension entre le passé et le devenir, entre le fragile et le brutal. Elle développe une recherche artistique à la frontière d’une écriture documen- taire et d’une approche symbolique, s’articulant autour de questions liées au territoire et son occupation, à l’architecture, à la cartographie, et au nomadisme. Sa pratique de la photographie s’étend aux domaines de l’installation, de l’écriture
et de l’auto-édition.
Site internet : https://www.experiments.fr/
Sarah-Anaïs Desbenoit est réalisatrice et artiste visuelle. Elle construit des
paysages instables où l’architecture se confond avec la mémoire, tissés de fragments, de lumières et de sons. Entre cinéma et installation, elle invente des narrations sans personnages, où la perception vacille et où le spectateur se perd dans un jeu de transparences, de répétitions et de disparitions.
Ses œuvres ralentissent le temps pour en révéler la fragilité : une gare vide à l’aube, un pavillon isolé, une fête foraine abandonnée deviennent autant de seuils entre réel et imaginaire. À l’image des décors de tournage, elle érige des architectures de façades, fragiles et incomplètes, où l’ossature qui soutient l’illusion fait partie intégrante de l’œuvre. Maquettes, miniatures et dispositifs précaires deviennent alors des paysages instables, révélant le caractère factice des mondes fabriqués au cinéma. S’inspirant du cinéma, d’architectures communes et de souvenirs intimes, elle élabore des environnements fictionnels qui oscillent entre refuge et vertige, entre mélancolie et contemplation. Les clichés cinématographiques qu’elle convoque réveillent en nous l’impression d’un déjà-vu, propice à la réminiscence d’événements passés. Des fantômes hantent ses images, perturbant la représentation des objets et altérant leurs proportions. Elle ne cherche pas la fidélité mais la fissure : plusieurs niveaux de vérité apparaissent, instables comme la mémoire elle-même. Par l’alternance de l’apparition et de la disparition, par la fumée qui dissimule ou la boucle qui en ferme, elle instaure une expérience où l’œil hésite et s’abandonne. Ses stratagèmes ouvrent un espace d’étrangeté et de mystère, où le temps se suspend et où chaque détail devient passage, fragile pont entre réel et imaginaire. Formée aux Beaux-Arts de Cergy, elle a travaillé au Japon et mené une résidence auprès de communautés kabyles au Maroc, renforçant son lien avec ses origines algériennes — expériences fondatrices qui ont profondément marqué sa pratique artistique. Elle poursuit son parcours au Fresnoy – Studio national des arts contemporains, où elle réalise Phalène, présenté en première mondiale à l’IFFR – Tiger Short Competition, puis distingué par plusieurs prix, dont le Grand Prix du Champs-Élysées Film Festival. Elle a depuis mené des résidences à la Fondation Fiminco et aux Trois Îles, et présenté son travail dans de nombreuses expositions, parmi lesquelles Silver Lining (Centre d’art Ygrec- EN SAPC), Communities Between Islands (Goethe-Institut d’Athènes), Château en pleurs (Casa Conti, Corse), Terrestrial Waves (101 Art & Design Center, Chine, 2024), COLLAGEN au Japon, ainsi que Forever Young au MAC VAL (2025)
Piovenefabi est une agence d’architecture fondée par Ambra Fabi et Giovanni Piovene, basée à Milan et à Bruxelles. L’agence conçoit des projets d’architecture, de recherche urbaine, d’aménagement du territoire et de design public, quelle que soit leur envergure, leur nature de commande ou leur client. Face à un contexte partagé et à ses interprétations quasi infinies, Piovenefabi considère que les espaces et les objets peuvent servir de supports aux expériences personnelles et collectives. L’agence a fait partie du commissariat de la Triennale d’architecture de Lisbonne 2019 – La poétique de la raison – avec l’exposition « Qu’est-ce que l’ornement ? », qui explorait le rôle de l’ornement dans la production architecturale. Les travaux de l’agence ont été présentés dans les lieux suivants : Biennale de Mayrit (2021), Triennale d’architecture de Lisbonne (2019, 2016), Biennale de Rotterdam (2014), Biennale d’architecture de Chicago (2015, 2017), Campo (2016), Frac-Orléans (2017) et Maniera-Bruxelles (2018).
Site internet : https://piovenefabi.it/WORKS
Crédit photo : Photographe et artiste Marie Hamel



